PREMIER CONSTAT DES PREMIERS PAS

Publié le 19/05/2012 à 02:19 par reveriesdunopposantsolitaire Tags : roman cadres bonne vie moi monde enfants femme france mer argent femmes annonce revenu

 

Premier constat des premiers pas

 

4 jours après sa nomination, il est encore un peu tôt pour tirer un bilan.

 

Contentons nous donc des premières impressions fondées sur les premiers actes et les premières déclarations officielles. Pour les bilans, nous verrons plus tard.

 

 

 

A tout seigneur tout honneur, commençons par le sommet :

 

Le Président :

 

1/ sans doute pour ne pas laisser l'exclusivité de la goujaterie et du manque de savoir-vivre à sa compagne (voir ci-dessous mon billet du 15Mai), François Hollande s'est illustré Mardi lors de la passation de pouvoirs à l'Elysée par son manque d'éducation et de politesse vis à vis de son prédécesseur. Selon l'usage respecté jusque là par tous les Présidents, il a rendu un bref hommage à tous ses prédécesseurs sauf .... à Nicolas Sarkozy. Pas un mot si ce n'est de vagues vœux pour sa nouvelle vie. Et comble de l'impolitesse, quand il l'a raccompagné sur le perron de l'Elysée, contrairement à tous ses prédécesseurs, lui et sa compagne ont tourné ostensiblement les talons sans même prendre la peine d'attendre que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni soient partis.
Sur le plan personnel : quel couple de mufles ! Sur le plan politique : je croyais qu'il devait être le Président d'une France apaisée, réconciliée ! Et il commence, avec un comportement dédaigneux et méprisant à l'égard de son prédécesseur, par insulter près de la moitié des Français qui ont voté pour Nicolas Sarkozy ! Ca promet !

 

2/ Nomination de J.M. Ayrault : Notre nouveau Président, lorsqu'il n'était que candidat, c'est à dire quand il accumulait les promesses, nous avait dit qu'il ne nommerait personne ayant  été jugé et condamné. Il avait même ajouté : " Vous pourrez me rappeler cette déclaration si je venais à y manquer" . Première nomination : Patatras ! Jean-Marc Ayrault avait été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 30.000 F d'amende pour favoritisme dans un marché public ! Mais aussitôt, le chœur des vierges roses donne de la voix :

 

  • Jean-Marc Ayrault lui-même d'abord : " ma probité personnelle n'a jamais été mise en cause "Ah, bon, c'est sans doute une erreur judiciaire alors ! "Il n'a jamais été question d'enrichissement personnel ou de financement politique" Re Ah bon ! M Daniel Nedzela qui a bénéficié de ce "favoritisme" n'était-il  pas le financier du PS dans la région ? Il a d'ailleurs été condamné sur d'autres affaires à l'époque pour cela !
    Personne n'a oublié la violence, et l'outrance même, des attaques de M. Ayrault contre Eric Woerth à l'Assemblée, et pourtant Eric Woerth, lui, n'avait été ni jugé ni condamné, il n'était même pas mis en examen à cette époque ! Mais tout le monde sait qu'il existe des turpitudes de gauche qui ne sont que vénielles et d'autres de droite qui méritent l'enfer !

 

  • Ségolène Royal ensuite : " très choquée que soit ressortie comme par hasard cette affaire qui date de plus de 15 ans" C'était il y a trop longtemps en quelque sorte ! Pourtant on dit que les éléphants ont la mémoire longue !

 

  • et enfin la perle des perles de la tartufferie socialiste revient à Vincent Peillon " "Il y a eu ce moment, qui était un moment d'ailleurs de distraction, de non observation, et il l'a immédiatement assumé en son nom propre, et il a laissé la justice passer sans faire appel".Tiens, "distraction" et "non-observation" sont donc des délits dans le Code Pénal maintenant ? Et la "distraction" était, bien sûr,  tout à fait forfuitement au bénéfice du grand argentier du PS local ? La vie réserve parfois de ces coïncidences !

 

 

 

Jean-Marc Ayrault

 

Premier conseil des ministres, première décision : baisse des salaires du Président et des ministres de 30% . On ne peut qu'applaudir à cette mesure certes symbolique mais qui démontre le souci des socialistes d'économiser l'argent du contribuable ! Auraient-ils changé ? Hélas non ! Même quand ils réduisent les dépenses, ils arrivent tout de même à ce que ça coûte plus cher au contribuable ! Incroyable tour de force mais facile à comprendre : un gouvernement avec 34 ministres dont les salaires ont été baissés de 30% coute, si on ne tient compte que du seul salaire des ministres,  15% de plus que le 1er Gouvernement Fillon qui lui n'avait que 20 ministres; Mais, si on prend en  compte le coût total de ces ministères supplémentaires, c'est à dire la cohorte de collaborateurs, de fonctionnaires, de chauffeurs, d'huissiers ainsi que les locaux et les frais de fontionnement qui sont attachés à un ministre,  on arrive sans mal à plus de 50% de dépenses de  plus  que le Gouvernement Fillon 1 !  Pour être tout à fait honnête, Nicolas Sarkozy avait ensuite augmenté le nombre de ministres après les législatives mais il y a fort à parier que François Hollande devra faire de même pour les mêmes raisons, c'est à dire pour tenir compte, au sein de ses troupes, du nouveau rapport des forces sorti des urnes aux législatives.  Ainsi donc, les ministres gagnent moins et le contribuable paie plus. C'est sans doute ce que Ségolène Royal appelait le gagnant-gagnant !

 

Pour ce qui est des ministères, on a un peu l'impression d'être revenu en 1981 où fleurissaient les Ministères folkloriques : Temps Libre, Prévention des Risques naturels et technologiques majeurs, Droits de la Femme, la Mer. Cette fois on nous fait encore mieux, nous avons droit aux : Egalité du Territoire, Redressement Productif, Réussite Educative, et à nouveau Droits des Femmes, ! Vive les incantations !

 

 

 

Manuel Valls :

 

A la sortie de la passation de pouvoirs, Claude Guéant a fait preuve de dignité et de sens de l'Etat en proclamant :"Nos options politiques ne sont pas les mêmes mais nous partageons la volonté de servir nos concitoyens.", En réponse, Manuel Valls, lui, après avoir tressé des lauriers à sa propre gloire et au remarquable programme qu'il va mettre en oeuvre, à terminé son discours par un cinglant et discourtois : "Monsieur le Ministre, bon vent !" Quelle élégance ! sans doute la politesse et le savoir-vivre sont des valeurs trop bourgeoises pour que les socialistes s'y plient. Et pourtant, on classait Valls parmi les plus modérés ! Que voulez vous, le Président ayant donné l'exemple, , il n'est pas anormal que les valets cherchent  à singer leurs Maîtres !

 

Heureusement que d'autres ont su mieux se tenir lors de ces passations, Vincent Peillon notamment.

 

 

 

Vincent Peillon

 

S'il a fait preuve de courtoisie lors de la passation de pouvoir à son ministère, et on peut l'en féliciter, par contre, il n'avait même pas attendu cette passation pour annoncer la-grande-réforme-la-plus-urgente de l'Education Nationale : le retour à la semaine de 5 jours.
Personne ne pensait qu'il y avait une semaine scolaire de 4 jours de droite et une semaine de 5 jours de gauche ! Vincent Peillon avait sans doute arrêté sa montre à l'heure des années 60 où l'on refusait de supprimer les cours du samedi matin à l'école sous prétexte que cela permettrait aux seuls enfants des cadres de partir en "week-end" tandis que les enfants d'ouvriers devraient rester à la maison car leurs ouvriers de pères travaillaient le Samedi matin à l'usine et de plus ils n'avaient pas de résidence secondaire ! Il y a bien longtemps que les ouvriers ne travaillent plus le Samedi matin et bien longtemps aussi d'ailleurs qu'ils ne votent plus socialistes ! Mais Vincent Peillon l'ignorait.
Cela dit, son annonce, faite sans aucune concertation, a immédiatement suscité des vagues : les profs et leurs syndicats tout puissants ont failli s'étrangler de voir qu'un ministre de l'Education se permet de prendre une décision qu'ils n'ont pas approuvé , de leur coté, les collectivités locales y sont farouchement hostiles aussi car cela va alourdir la facture des transports scolaires et des personnels administratifs, quant aux parents d'élèves, ils  sont plutôt contre mais, eux, ce n'est pas très grave car ce sont les syndicats d'enseignants qui décident de ce qui est bon pour les enfants, pas les parents.
Résultat : grand rétropédalage, JM Ayrault a soufflé dans les bronches de Vincent Peillon, et on va lancer une vaste concertation......qui comme à l'accoutumé se terminera en jus de boudin. Il semblerait que personne n'ait expliqué à M. Peillon comment fonctionnait le Ministère de l'Education Nationale ! On lui souhaite bien du plaisir ! "Qu'allait-il faire dans cette galère ?" (Fourberies de Scapin, Acte II, 7)

 

 

 

Delphine Batho

 

Elle s'était faite épingler pendant la campagne dans une interview sur RMC Info où elle s'était enferrée en essayant de justifier l'appartement de la Ville de Paris (RIVP) qu'elle occupait pour un loyer 50% en dessous du marché. Mais néanmoins elle avait tenu bon, pas question d'en partir, j'y suis, j'y reste.

 

Son Premier Ministre vient de mettre bon ordre à cet abus, elle va déménager immédiatement. Bravo à JM Ayrault, on peut le féliciter, sage décision, mais cette décision ne doit pas cacher la responsabilité de cette député PS (des Deux- Sèvres) qui , malgré un salaire de député (et tous les accessoires et indemnités qui s'y ajoutent) bénéficiait d'un appartement en plein Paris à un loyer scandaleusement sous évalué. Ce n'est pas de l'enrichissement personnel , ça ? Ah ! C'était parait-il en toute légalité juridique ! Et pourquoi pas morale aussi tant qu'on y est ! Surtout, quand on passe son temps à donner des leçons de morale à ses adversaires politiques ?

 

 

 

Liberté d'information

 

Au début du quinquennat précédent, tous les médias dénonçait la mainmise de Nicolas Sarkozy sur les médias. Il auraient peut-être pu utilement se demander comment pouvaient-ils dénoncer cela si leur affirmation était vraie, mais bon, si un journaliste ne devait dire que des choses vraies, les journaux, surtout politiques, ne seraient pas bien épais !
Puis le déchaînement médiatique contre le Président est devenu rapidement tel , en dépassant toutes les limites de la décence et même de la raison (n'est ce pas, M. Jean-François Khan ?) que plus grand monde n'a continué à soutenir cette thèse sauf  les 4 organes officiels du Parti Socialiste : Libération, France Inter, Rue 89 et Mediapart.
On peut en conclure que les grands industriels de droite propriétaires d'un certain nombre de médias sont à féliciter pour la liberté qu'ils laissent à leur journalistes qui pourtant pensent rarement comme eux ! On aimerait être certains que les propriétaires de journaux et revues de gauche soient aussi tolérants !
Marianne (peu suspect de compromissions droitières) publiait dans son n° 209 du 23 Avril 2001 un sondage montrant que, déjà à l'époque, 80% des journalistes français votaient à gauche et 6% à droite. On remarquera que le sujet est tellement tabou que depuis onze ans aucun media n'a osé faire réaliser un nouveau sondage. Dormez citoyens, les médias (de gauche) veillent! Depuis 2001, il est évident que cela a encore empiré dans les radios et télé publiques. Cela est proprement scandaleux,  car ces journalistes militants du service public sont payés pour près de la moitié de leur salaire par des électeurs qui ont voté Nicolas Sarkozy ! Pourquoi leus opinions seraient-elles à ce point méprisées et bafouées par le service public ?

 

Avec l'arrivée des socialistes, contrairement à 1981, personne ne craint de grande chasse aux sorcières médiatiques car elle ne pourrait porter que sur des journalistes de gauche , et ils ont tous été tellement zélés pendant cette campagne qu'on voit mal pourquoi le pouvoir pourrait les sanctionner;
Néanmoins, il y a tout de même quelques raisons d'être un peu inquiet :

 

·pendant la campagne présidentielle, un élu socialiste francilien, Jérôme Impellizzieri, a publié une liste noire de 10 journalistes de droite et a demandé au CSA de les comptabiliser dans le temps de parole de Nicolas Sarkozy . On notera que malgré son invraisemblable mauvaise foi puisqu'il n'a trouvé aucun journaliste de gauche à faire comptabiliser dans le temps de François Hollande , il n'en a trouvé que 10 à répertorier à droite. 10 journalistes de droite sur 34.000 journalistes français, la proportion est la bonne !

 

·François Hollande n'était pas encore investi que déjà un journaliste était viré de RTL (Pierre Salviac, journaliste sportif) pour avoir écrit un Tweet sur Valérie Trierweiler. Reconnaissons que ses propos ("A mes consœurs je dis "baisez utile, vous avez une chance de vous retrouver 1ere dame de France") étaient imbéciles, sexistes, vulgaires et machistes; Cela dit, si tous ceux qui avaient dit (et qui continuent à dire) des insanités sur Carla Bruni et aussi sur Nicolas Sarkozy avaient été virés, il y aurait beaucoup de place à prendre pour les jeunes journalistes! Vomir sur la droite est un devoir citoyen, critiquer la gauche est un crime de lèse-démocratie !

 

·Laurent Fabius, à peine nommé ministre, se permet de téléphoner à Europe 1 (qui depuis 5 ans fait de gros effots pour rattraper France-Inter dans le militantisme socialiste) pour "corriger" une information qui lui avait déplu. En fait, il ne s'agissait pas d'une information factuelle (on aurait pu éventuellement l'admettre) mais d'un commentaire qu'avait fait Bruce Toussaint (pas vraiment connu pour être à droite, n'est ce pas !); Il avait osé dire que "Laurent Fabius s'était roulé par terre pour avoir son ministère" ! Et sans honte, le Ministre l'a menacé : "Puisque on a un nouveau gouvernement, on peut aussi avoir une nouvelle façon de faire de l'information, je vous le dis gentiment, on peut vérifier ce qu'on dit auprès des intéressés" C'est clair, vous ne devez parler de moi que dans des termes que j'approuve et la menace du "je vous le dis gentiment" n'est même pas voilée !

 

Voilà un quinquennat qui démarre bien du coté de la liberté d'information.

 

 

 

Quatre jours à peine et déjà les premiers signes d'un bilan qui risque de devenir intéressant !