L'EXEMPLE DE LA SUEDE

Publié le 26/06/2012 à 14:15 par reveriesdunopposantsolitaire Tags : affiche monde chez france femmes travail divers patrimoine

 

 

L'EXEMPLE DE LA SUEDE

 

Dans les années 80, les socialistes, Mitterrand en tête, vantaient les mérites de la Suède. Protection sociale sans égale, consensus social permanent, salaires élevés, travail des femmes, système éducatif performant, etc... . Bref, le Paradis. On parlait moins du taux de suicide le plus élevé du monde, de l'alcoolisme record et de la consommation d'anxiolytiques plus élevée que partout ailleurs, mais la Suède passait néanmoins pour le modèle indépassable de la social-démocratie et tout le monde lui enviait son modèle social performant.

 

Et puis, en 1992, la Suède se retrouva quasiment en faillite. Patatras !

 

Pendant que la France et pas mal d'autres pays européens goutaient à  l'ivresse de l'endettement sans limite pour s'offrir immédiatement à crédit un modèle social de luxe c'est à dire payé par les générations futures, la Suède gardait un temps d'avance et tirait les leçons de son échec. Elle s'engageait dans des réformes libérales que ni Alain Madelin, ni Guy Sorman, ni Pascal Salin qui passent pourtant chez nous pour de féroces "ultra-libéraux" n'auraient même pas pu imaginer en rêve : réduction drastique du nombre de fonctionnaires de l'Etat et des collectivités locales, suppression de nombreux ministères inutiles, privatisation de tous les transports publics, privatisation de la gestion des retraites, privatisation d'un très grand nombre de services de gestion ou de fonctionnement des administrations (paye des fonctionnaires, hôtellerie dans les hôpitaux, gestion du patrimoine immobilier de l'Etat, restauration, comptabilité, etc..). La liste des mesures prises est impressionnante. Et le tout dans le consensus politique ou presque, l'opposition ne se distinguant de la majorité que dans le détail de quelques mesures.

 

En quelques années la situation de la Suède s'est redressée de façon spectaculaire. le poids des dépenses publiques a chuté de 12 points de PIB de 1993 à 1999. Un record mondial ! En 15 ans la dette de la Suède est passée de 90% du PÏB à 30% !

 

A la fin des années 90, le retour à l'équilibre des finances publiques étant achevé, les Suédois ont voté une "règle d'or" qui impose au budget de l'Etat, non pas un équilibre, mais un excédent de 2% ! Ils ont également complètement refondu en 1998 leur système de retraite ce qui leur permet de n'avoir aujourd'hui aucune inquiétude pour l'avenir de leurs pensions (qui sont en % du salaire d'activité sensiblement supérieures à celles de la France).

 

Toutes ces mesures courageuses, se sont traduites par des gains de productivité spectaculaires qui se sont poursuivis jusqu'en 2007. Ces gains de productivité et la réduction du poids de l'Etat ont permis aux exportations suédoises de s'envoler et aux excédents commerciaux d'atteindre des niveaux records. Et tout cela s'est fait sans tomber dans les 2 travers des économies anglo-saxonnes : la croissance par l'endettement des ménages et le sacrifice des protections sociales.

Et quand l'opposition a retrouvé le chemin du pouvoir, elle ne s'est pas empressée, comme dans certains pays,  de détricoter ce qu'avait fait le gouvernement précédent. Au contraire, elle a poursuivi le programme engagé.

 

Aujourd'hui, malgré les crises de 2008 et 2009 l'économie de la Suède affiche une certaine sérénité, elle n'est pas dépendante des "marchés" parce que son endettement est faible et les difficultés des autres pays européens ne la concerne qu'indirectement.

 

 

 

Et la Suède n'est pas la seule à avoir choisi la même voie: l'Allemagne du socialiste Schroeder, la Finlande, Le Canada, l'Estonie, l'Australie, la Hongrie et d'autres encore ont, plus ou moins et à des degrés divers, suivi le même chemin. Aujourd'hui, leurs économies ont des taux de croissance que nous ne pouvons que leur envier et ils sont, sinon à l'abri, du moins beaucoup moins affectés par la crise que les pays comme La France, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et quelques autres qui se sont lancés dans des politiques keynésiennes de croissance par la dette sans limite.

 

 

 

Et, faisant fi de tous ces exemples pourtant très proches de nous, l'on nous dit que l'austérité ne marche pas et qu'il faudrait continuer à creuser les déficits pour retrouver la croissance ! L'entêtement idéologique des socialistes est tout de même stupéfiant et ..... inquiétant.